Publié le 15 mars 2024

Contrairement à une idée reçue, le réflexe d’appeler le 18 pour une chute sans blessure n’est plus la bonne pratique. Il existe aujourd’hui des solutions plus adaptées pour préserver votre autonomie et garantir que les secours d’urgence restent disponibles pour les urgences vitales.

  • La facturation des interventions non urgentes par les pompiers est une réalité légale visant à un usage raisonné des secours.
  • Des alternatives comme les ambulanciers privés, les coussins releveurs ou l’apprentissage de techniques spécifiques constituent la nouvelle chaîne de l’autonomie.

Recommandation : Anticipez le risque de chute en évaluant dès maintenant les aides techniques et en apprenant les gestes qui permettent de se relever seul ou avec une aide minimale.

En tant que chef de centre de secours, je suis témoin chaque jour de l’engagement de mes équipes. Notre mission première, celle pour laquelle chaque seconde compte, est le secours d’urgence et la lutte contre les incendies. Pourtant, une part croissante de nos interventions concerne le « relevage à domicile » : une personne, souvent âgée, a chuté sans se blesser et ne parvient pas à se remettre debout. Si ce geste d’assistance peut sembler anodin, sa répétition engorge nos services et détourne des ressources précieuses qui pourraient être décisives sur une urgence vitale, comme un arrêt cardiaque ou un accident grave.

Le débat n’est pas de laisser des personnes en détresse sans solution. Au contraire, il s’agit de construire une réponse plus intelligente et plus durable. La solution n’est plus de considérer les sapeurs-pompiers comme le service à tout faire, mais de comprendre le nouvel écosystème de l’aide à la personne. Cet article a pour but de vous éclairer, avec la franchise et la pédagogie de l’uniforme, sur les raisons de ce changement. Nous verrons pourquoi l’appel systématique au 18 est une pratique qui doit évoluer et, surtout, quelles sont les alternatives concrètes et efficaces qui s’offrent à vous pour préserver votre autonomie et garantir la sécurité de tous.

Cet article a été conçu pour vous guider pas à pas dans cette nouvelle approche. Nous aborderons les solutions professionnelles, les aides techniques innovantes, les gestes préventifs, les risques méconnus d’une attente prolongée au sol et les raisons précises de l’évolution de nos missions de service public.

Ambulanciers privés : sont-ils équipés et formés pour le relevage simple à domicile ?

L’une des premières alternatives à l’appel aux pompiers est de se tourner vers les sociétés d’ambulances privées. Il est crucial de comprendre que ces professionnels sont bien plus que de simples transporteurs. Ce sont des soignants qualifiés, maillons essentiels de la chaîne de l’aide médicale urgente en France. Lorsqu’ils sont missionnés par le SAMU après un appel au 15, ils sont formés pour réaliser les premiers gestes de secours et transmettre un bilan complet au médecin régulateur. En France, près de 48 600 ambulanciers exerçaient déjà en 2011, un chiffre qui témoigne de leur importance dans le dispositif de santé.

Pour une intervention directe, sans passer par le 15, dans le cas d’un relevage sans notion de blessure, certaines entreprises proposent cette prestation. Elles sont souvent équipées de matériel adapté comme des chaises de transfert ou des civières souples. Cependant, leur équipement peut varier. Il est donc indispensable de se renseigner en amont. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans ce que j’appelle l’usage raisonné des secours : réserver le 15 et le 18 aux situations où une expertise médicale d’urgence est potentiellement requise.

Avant de faire appel à une ambulance privée en direct pour une « carence non-urgente », il est judicieux de poser les bonnes questions pour éviter les mauvaises surprises. Voici les points à clarifier :

  • Pratiquent-ils le relevage à domicile sans transport sanitaire obligatoire ?
  • Quel est le coût forfaitaire de cette prestation et quel est leur délai d’intervention moyen dans votre secteur ?
  • Disposent-ils de matériel spécifique comme un coussin de relevage ?
  • Sont-ils conventionnés avec l’Assurance Maladie pour d’éventuels transports régulés par le SAMU ?

Cette préparation vous permet d’intégrer les ambulanciers privés dans votre propre plan d’action, constituant une réponse rapide et professionnelle pour les chutes sans gravité.

Coussin releveur gonflable : l’outil pour se relever seul après une glissade

L’autonomie est le pilier de la prévention. Parmi les innovations technologiques, le coussin releveur gonflable représente une véritable révolution pour les personnes qui chutent occasionnellement mais conservent une bonne mobilité. Cet équipement permet à une personne consciente et capable de se mouvoir de se hisser du sol jusqu’à une position assise ou semi-debout, sans l’aide d’une tierce personne. Son fonctionnement est simple : une fois la personne positionnée sur le coussin dégonflé, une télécommande active un compresseur qui le gonfle par paliers, élevant l’utilisateur en douceur et en toute sécurité.

L’investissement dans un tel outil peut sembler important, mais il doit être mis en perspective. Une seule intervention des pompiers pour un relevage peut être facturée. À titre d’exemple, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Calvados a fixé un tarif de 241 euros pour ce type d’intervention non urgente, appliquée de manière dissuasive après des recours abusifs. Cet équipement devient alors non seulement un investissement pour votre indépendance, mais aussi une économie sur le long terme.

Coussin releveur gonflable en utilisation dans un salon français

Comme le montre cette image, le coussin s’intègre discrètement dans un environnement domestique et symbolise cette reconquête de l’autonomie. Il existe différentes aides techniques, et le coussin gonflable est particulièrement adapté aux personnes souhaitant rester maîtres de leurs mouvements. Le tableau suivant compare différentes solutions disponibles en France.

Comparaison des solutions de relevage disponibles en France
Solution Coût approximatif Autonomie requise Aides financières possibles
Coussin gonflable (SitnStand) 1000-1500€ Personne consciente et mobile APA, PCH, crédit d’impôt
Lève-personne mobile 2000-4000€ Avec assistance d’un aidant PCH, Assurance Maladie (location)
Drap de glisse 100-300€ Pour transferts avec aidant APA, crédit d’impôt
Chaise de relevage Raizer 4000-5000€ Avec assistance minimale PCH, location possible

La méthode de la chaise : comment apprendre à se relever du sol tant qu’on est valide ?

Avant même d’envisager des aides techniques, la plus grande ressource est souvent en vous. Apprendre et répéter une technique pour se relever seul du sol est une compétence fondamentale qui peut changer la donne après une chute. La « méthode de la chaise » (ou de tout autre appui stable comme un fauteuil ou un lit) est enseignée par les kinésithérapeutes. Elle ne requiert pas une force herculéenne, mais une bonne coordination et de la pratique. L’objectif est de transformer une situation de panique en une procédure maîtrisée. Cette méthode ne s’improvise pas le jour J ; elle doit être répétée régulièrement, dans un environnement sécurisé et, au début, en présence d’un proche ou d’un professionnel.

Cette approche proactive est le cœur de la chaîne de l’autonomie. En maîtrisant cette technique, vous ne dépendez plus entièrement d’une aide extérieure pour une glissade sans gravité. C’est un gain de confiance en soi inestimable qui contribue à lutter contre la peur de tomber, souvent plus invalidante que la chute elle-même. Comme le précise un document technique de kinésithérapie, la méthode est conçue pour garantir la stabilité et peut même être adaptée en utilisant un escalier si celui-ci est à proximité.

Ce schéma de relever du sol permet d’assurer une plus grande stabilité au patient. Quand un escalier est présent à proximité du lieu de chute, son utilisation peut se révéler d’une grande aide.

– Document technique kinésithérapie, Techniques de relevage adaptées aux différents patients

L’apprentissage de cette technique est un investissement sur votre propre capital santé. Il est la première étape pour désengorger les services d’urgence et vous redonner le contrôle.

Votre plan d’action : les 5 étapes pour se relever seul

  1. Basculer sur le ventre : Allongé sur le dos, pliez votre jambe la plus forte, puis faites basculer doucement votre corps sur le côté pour vous retrouver sur le ventre.
  2. Prendre un premier appui : Appuyez-vous sur vos avant-bras et vos coudes pour soulever votre buste. Amenez votre genou plié vers l’avant.
  3. Passer à quatre pattes : Poussez sur vos bras pour ramener l’autre jambe et vous positionner à quatre pattes. C’est une position stable.
  4. Se rapprocher d’un appui : À quatre pattes, déplacez-vous jusqu’à un meuble stable et solide (une chaise lourde, un fauteuil, le lit).
  5. Se redresser : Prenez appui sur le meuble avec vos deux mains, puis levez une jambe en posant le pied à plat. Poussez sur cette jambe et sur vos bras pour vous redresser et vous asseoir. Exercez-vous en présence d’un tiers avant de le faire seul.

Hypothermie et compression : quels sont les vrais risques de rester 1h au sol en attendant les secours ?

Une chute sans fracture n’est jamais anodine. Au-delà du choc initial, l’un des risques les plus sous-estimés est celui lié à une immobilisation prolongée au sol, même pour une heure seulement. Le premier danger est l’hypothermie. Le contact avec un sol froid (carrelage, lino) accélère la perte de chaleur corporelle, même dans une maison chauffée. Pour une personne âgée, dont la régulation thermique est moins efficace, le risque est réel et peut entraîner confusion, faiblesse et complications cardiaques.

Le second danger, plus insidieux, est celui de la compression musculaire, ou rhabdomyolyse. Le poids du corps, même immobile, exerce une pression continue sur les muscles en contact avec le sol. Cette pression prolongée peut endommager les cellules musculaires, qui libèrent alors dans le sang des substances toxiques pour les reins. Des douleurs, des gonflements et une coloration foncée des urines peuvent apparaître des heures, voire des jours après. C’est une urgence médicale sérieuse qui peut nécessiter une hospitalisation.

Détail médical montrant les zones à risque lors d'une immobilisation prolongée au sol

Ces risques médicaux sont la raison pour laquelle une personne au sol ne doit jamais être laissée sans surveillance. Si vous êtes un aidant et que vous ne pouvez pas relever la personne, votre rôle est crucial en attendant l’arrivée des secours que vous aurez alertés. Il est impératif d’agir pour limiter ces complications :

  • Maintenez la personne au chaud en la couvrant avec des couvertures ou des vêtements.
  • Si possible et sans mobiliser une zone douloureuse, glissez un coussin sous sa tête pour plus de confort.
  • Parlez-lui calmement et régulièrement pour la rassurer et surveiller son état de conscience.
  • Notez précisément l’heure de la chute pour la communiquer au régulateur du SAMU et aux équipes sur place.

Ces gestes de survie sont essentiels et justifient une nouvelle fois la nécessité de ne pas banaliser une attente prolongée, renforçant l’intérêt des solutions de relevage rapides.

Post-chute : pourquoi consulter systématiquement même si vous n’avez « rien de cassé » ?

L’un des réflexes les plus courants après avoir été relevé d’une chute sans douleur évidente est de dire : « Ce n’est rien, je n’ai rien de cassé ». C’est une erreur potentiellement grave. Une consultation chez son médecin traitant dans les jours qui suivent est une étape non négociable. En effet, certaines conséquences n’apparaissent pas immédiatement. Des douleurs, des hématomes internes, des gonflements ou même un état de confusion peuvent se manifester 24 à 48 heures plus tard. Seul un examen médical peut écarter une complication cachée.

Plus important encore, une chute est très rarement un simple accident. Elle est souvent le symptôme d’une cause sous-jacente qu’il faut absolument identifier. Est-ce un effet secondaire d’un nouveau médicament ? Un problème de vue non corrigé ? Des troubles de l’équilibre liés à l’oreille interne ? Une faiblesse musculaire ? Des chutes à répétition doivent déclencher une enquête médicale complète pour traiter la racine du problème. Votre médecin pourra s’appuyer sur des outils d’évaluation gériatrique, comme la grille AGGIR, pour proposer un plan de soins coordonné.

Enfin, il faut prendre en compte l’impact psychologique : le syndrome post-chute. Il s’agit d’une peur panique de tomber à nouveau qui conduit à une réduction drastique de l’activité physique. La personne n’ose plus marcher, se déplace moins, ce qui entraîne une perte musculaire et une désocialisation, augmentant ironiquement le risque de futures chutes. Ce cercle vicieux est une réalité clinique qui toucherait, selon les estimations, jusqu’à 50% des personnes âgées après une première chute. En parler avec son médecin permet de mettre en place un accompagnement, souvent avec un kinésithérapeute ou un ergothérapeute, pour retrouver confiance en soi et en ses capacités motrices.

Que faire si votre proche glisse au sol et que vous ne pouvez pas le relever seul ?

Lorsqu’un proche chute et que vous êtes incapable de le relever seul sans risque pour lui ou pour vous, le plus important est de ne pas céder à la panique et de suivre un protocole clair. Votre première action n’est pas de tirer ou de forcer, mais d’évaluer la situation. Parlez à la personne : est-elle consciente ? Se plaint-elle d’une douleur vive quelque part ? Une douleur intense au niveau de la hanche, du dos ou de la tête est un signal d’alerte majeur.

Si la personne souffre, présente une déformation d’un membre, une plaie ouverte ou une perte de connaissance même brève, la situation relève de l’urgence vitale. L’appel au SAMU (15) est alors impératif et non négociable. Le médecin régulateur (ARM) est le seul habilité à évaluer la gravité et à décider du meilleur vecteur de secours : une ambulance privée, les sapeurs-pompiers ou une équipe du SMUR. Il vous posera des questions précises. Restez calme et donnez des informations claires : votre identité, l’adresse exacte (avec codes, étage), et une description de ce qui s’est passé et de l’état de la victime. Si la personne est consciente et ne se plaint d’aucune douleur spécifique, mais que le relevage est simplement impossible, l’appel au 15 reste la meilleure option pour recevoir un conseil médical et une orientation adaptée.

L’astuce qui sauve : la Fiche d’Urgence Aidant

Pour gagner un temps précieux lors de l’appel et de l’arrivée des secours, préparez une « Fiche d’Urgence ». Affichez-la sur le réfrigérateur. Elle doit contenir : le nom et numéro du médecin traitant, la liste des pathologies et des traitements en cours, les allergies connues, et les coordonnées de la personne de confiance à prévenir. Pensez aussi à y noter les coordonnées d’un voisin possédant un double des clés, ou le code de la boîte à clés sécurisée si vous en avez une. Ce simple document facilite grandement le travail des équipes d’urgence.

En attendant les secours, votre rôle est de rassurer la personne et de la maintenir au chaud. Ne lui donnez ni à boire ni à manger. Chaque minute que vous passez à la rassurer est aussi précieuse que l’intervention technique à venir.

À retenir

  • Le « relevage de personne » sans blessure ne fait pas partie des missions prioritaires des sapeurs-pompiers et peut être facturé.
  • Des solutions d’autonomie existent : apprendre à se relever, s’équiper d’un coussin releveur, ou faire appel à des ambulanciers privés.
  • Une chute, même sans gravité apparente, impose une consultation médicale pour en rechercher la cause et prévenir le syndrome post-chute.

Pourquoi les pompiers vous facturent-ils l’intervention si ce n’est pas une urgence vitale ?

La facturation d’une intervention de relevage par les sapeurs-pompiers suscite souvent l’incompréhension. Il est essentiel de comprendre que cette pratique n’est pas une sanction, mais un outil de régulation au service de l’efficacité du service public. Nos missions sont clairement définies par la loi. L’article L1424-2 du Code Général des Collectivités Territoriales précise que nous sommes chargés de la lutte contre les incendies et que nous concourons, avec d’autres professionnels, aux secours et soins d’urgence. Le relevage d’une personne non blessée, bien qu’étant une assistance à personne, ne constitue pas une urgence vitale au sens strict.

Face à l’augmentation de ces demandes, de nombreux SDIS en France ont mis en place une tarification pour les interventions non urgentes et répétitives. L’objectif est double. D’une part, il s’agit de dissuader les appels de confort ou systématiques qui mobilisent une ambulance et deux ou trois pompiers pendant près d’une heure. D’autre part, cela vise à orienter les usagers vers des solutions plus pérennes et adaptées, comme celles que nous avons décrites dans cet article. Les tarifs varient d’un département à l’autre, pouvant aller de 150€ à plus de 400€, mais la logique reste la même.

Il est fondamental de préciser un point : aucune facturation n’est appliquée pour une intervention jugée nécessaire par le SAMU. Si vous appelez le 15 et que le médecin régulateur estime que la situation nécessite notre intervention, celle-ci reste entièrement prise en charge par la collectivité. La facturation ne concerne que les appels directs et répétés pour des situations qui ne présentent pas de caractère d’urgence avéré. C’est une mesure de bon sens pour garantir que nos moyens soient toujours disponibles pour répondre à leur mission première : sauver des vies.

Comment réaliser un transfert lit-fauteuil sans se briser le dos ni blesser l’aidé ?

Au-delà de la chute, la vie quotidienne d’une personne à mobilité réduite est rythmée par des transferts : du lit au fauteuil, du fauteuil aux toilettes… Ces gestes, répétés plusieurs fois par jour, sont une source majeure de risque de blessure, tant pour l’aidant que pour l’aidé. Apprendre les bonnes techniques est aussi vital que de savoir comment réagir à une chute. La force brute est votre ennemie ; la technique et l’utilisation du poids du corps sont vos alliées. La méthode du « pivot » est l’une des plus enseignées aux professionnels.

La première étape consiste à bien préparer le mouvement. Le fauteuil roulant doit être placé au plus près du lit, à un angle d’environ 45 degrés, avec les freins bloqués. Aidez ensuite la personne à s’asseoir au bord du lit, les pieds bien à plat au sol. Le succès du transfert repose sur la communication et la coordination. Expliquez chaque étape à la personne aidée pour qu’elle puisse participer au mouvement. La technique de base consiste à ce que l’aidant fléchisse les genoux, garde le dos droit, et utilise le contrepoids de son propre corps pour initier le mouvement de lever et de pivot vers le fauteuil, pendant que la personne aidée prend appui sur ses épaules.

Lorsque la force physique manque ou que le risque est trop élevé, il est impératif de s’équiper. Il existe de nombreuses aides techniques conçues spécifiquement pour sécuriser les transferts. Leur coût est souvent un frein, mais des financements existent en France (APA, PCH) et leur utilisation prévient des accidents du travail pour les aidants et des chutes pour les aidés.

Aides techniques et financements pour les transferts en France
Aide technique Prix moyen Financement possible Conditions d’obtention
Disque de transfert 50-150€ APA, PCH Prescription médicale
Ceinture de transfert 30-100€ APA, crédit d’impôt Évaluation ergothérapeute
Verticalisateur 800-2500€ PCH, Assurance Maladie Prescription médicale + essai
Lève-personne 2000-4000€ PCH, location LPPR Prescription + formation aidant

La maîtrise des transferts est une compétence clé du maintien à domicile. C’est un investissement quotidien pour la sécurité et le confort de tous.

Pour mettre en pratique ces conseils, l’étape suivante consiste à évaluer votre situation ou celle de votre proche avec un professionnel de santé (médecin, kinésithérapeute, ergothérapeute) pour bâtir un plan de prévention personnalisé et choisir les aides les plus adaptées.

Rédigé par Sophie Delorme, Infirmière Coordinatrice en Gériatrie (IDEC) avec 15 ans d'expérience en SSIAD et EHPAD. Diplômée d'État et titulaire d'un DU en Soins Palliatifs et Gérontologie. Elle est experte dans l'évaluation clinique des besoins de santé des seniors et la coordination des soins à domicile.